Les récentes données de bibliographies font état de plusieurs articles utilisant l’association de deux longueurs d’ondes ou de lasers différents pour une même indication au cours d’une même séance. Il est alors légitime de se poser la question si ces associations de plusieurs technologies lasers au cours d’une même séance peuvent avoir un effet bénéfique ou délétère ?
Seront exclues du sujet l’association d’un appareil à émission photonique et une ou plusieurs technologies apparentées au cours de la même séance.
En effet, les dermatologues – et tous médecins utilisant les lasers – sont formés en général à utiliser un seul appareil ou longueur d’onde pour une ou plusieurs indications bien définies au titre du respect du concept de la photo-thermolyse sélective. Chacun de ces appareils obéissant à des règles d’utilisation bien précises pour une efficacité optimale et éviter des complications.
Dans un passé récent, les industriels se sont déjà penchés sur l’intérêt de l’association de deux longueurs d’ondes, mais ayant en commun une même cible ou chromophore, pour augmenter l’efficacité de leur appareil dans une indication.
Dans le domaine vasculaire par exemple, le système Multiplex 595/1064nm, développé en 2005, permet l’émission séquentielle de ces deux longueurs d’onde à travers une même fibre et une même pièce à main avec un délai interpulse variable.
Il a été proposé dans la plupart des indications vasculaires et notamment le traitement des angiomes plan. Pour ces derniers, Alster [1] a démontré une supériorité du laser chez 25 patients atteints d’angiomes plans, d’épaisseurs importantes ou anciens, et ayant résisté à l’utilisation du laser à colorant pulsé utilisé de façon isolé. Des biopsies ont par ailleurs montré une action au-delà de 4 mm de profondeur avec l’utilisation de l’appareil.
Dans le domaine de l’épilation laser, le traitement combiné utilisant les longueurs d’ondes Alexandrite 755nm et Nd:YAG 1064nm ne montre, en revanche, que peu de bénéfices par rapport à l’utilisation de chacune d’elles isolément [2].
Enfin, dans le domaine du rajeunissement cutané, il reste à prouver pour les lasers fractionnés non ablatifs le bénéfice de l’association des longueurs d’ondes 1 927 et 1 550 nm, ainsi que 1 320 et 1 440 nm ayant toutes pour chromophore commun l’eau intra et extracellulaire.
La question devient pertinente quand sont associés plusieurs lasers “étrangers” entre eux par leur longueur d’ondes, leurs chromophores ou leurs indications primitives.
Les lasers Q-switched sont la référence dans le domaine du détatouage au laser. Cependant, il existence de rare cas -d’allergie au pigment rouge se traduisant cliniquement par un prurit intense, ou un eczéma localisé au niveau du tatouage [3].[...]
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