Les ultrasons (US) sont des ondes sonores inaudibles qui se propagent parfaitement en milieu liquide, mais également dans les tissus biologiques naturellement riches en eau, s’ils ne sont pas calcifiés ou remplis d’air. À faible puissance, les ultrasons traversent les tissus sans que ceux-ci ne subissent aucun effet biologique. Leur application en imagerie médicale bien connue est l’échographie.
Lorsque les ultrasons sont utilisés à forte puissance (1 000 fois plus élevée dans le cas des HIFU que dans le cas de l’imagerie à ultrasons), ils ont un effet biologique sur les tissus traversés et ont déjà fait leur preuve en médecine notamment pour détruire une lésion cancéreuse.
En dermatologie, les ultrasons ont été utilisés en premier lieu pour le “traitement de la silhouette”, ou body contouring, et en particulier pour la prise en charge des excès graisseux localisés. Selon leur fréquence d’émission, l’effet engendré sur les adipocytes ou d’autres tissus rencontrés ne sera pas identique.
>>> En mode basse fréquence (0,1-1 MHz), les US induisent un effet mécanique ou de cavitation à plus de 1 cm de profondeur de la surface de la peau [1]. Le but est de redéfinir les contours cutanés en réduisant l’épaisseur du pannicule adipeux sous-cutané. La destruction des adipocytes est obtenue sans effet thermique. De plus, le traitement est sélectif, la membrane de l’adipocyte étant plus fragile que les structures environnantes de la peau [2]. Il y a très peu de publications sur le sujet, avec des résultats controversés, selon une procédure de traitement comportant en moyenne trois séances tous les 15 jours sans effet secondaire notable rapporté hormis une douleur de 4-5/10. Une nouvelle génération d’appareil est aujourd’hui disponible permettant le traitement de plusieurs profondeurs de tissu au cours d’une même séance, mais aucune donnée bibliographique n’est disponible à ce jour.
>>> En mode haute fréquence (1-10 MHz), les US induisent un effet thermique avec une lyse adipocytaire par élévation de la température (au–dessus de 60 °C). Les débris cellulaires et les graisses transitent par le système lymphatique pour être éliminés sans augmentation des lipides au niveau du sérum dans les jours suivants la séance. Le phénomène de coagulation induit par la convergence des US n’est pas sélectif et s’accompagne d’une réaction inflammatoire. Les effets secondaires attendus sont une sensibilité locale, voire douleur, durant quelques semaines et parfois œdèmes, nodules ou ecchymoses [4].
Il n’y a en fait aucune cible en particulier et, en mode US haute fréquence, la thermo-coagulation se situe à une profondeur fixe de 1,3 cm de profondeur quel que soit le tissu rencontré. Aucune anesthésie n’est requise, mais une[...]
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