La prise en charge des chéloïdes est une source d’ennui pour le patient… et le médecin. Cliniquement, à la différence des cicatrices hypertrophiques pour lesquelles l’expansion ne s’effectue pas au-delà de la plaie originelle et la régression se produit dans un délai de 24 mois, les chéloïdes n’ont aucune tendance à la régression, et leur croissance se poursuit tant en épaisseur qu’au dépens de la peau saine adjacente. Bien que certaines publications aient cherché à les différencier histologiquement ou même à l’IRM, il faut avant tout retenir que le vrai diagnostic différentiel se fait sur la clinique et l’évolution spontanée. Cela n’est toute-fois pas aisé lorsqu’une cicatrice est vue tôt car on ne saurait, en prenant le risque d’une aggravation, négliger une prise en charge précoce d’une cicatrice en train de s’épaissir !
Sans entrer dans les détails, des modifications des facteurs de croissance – notamment TGF et PDGF –, des métallo-protéases et de nombreuses interleukines participent, en tant que causes ou conséquences, à cet emballement cicatriciel et vasculaire.
La liste des traitements proposés est longue, et l’on peut retrouver pêle-mêle : les corticostéroïdes topiques et intralésionnels, l’interféron, le 5-fluoro-uracile (5-FU), la bléomycine, l’imiquimod, l’ablation chirurgicale associée à la suppression des tensions sur la peau périphérique, la greffe, la cryochirurgie, la radiothérapie externe ou l’endocuriethérapie, la pressothérapie, l’acide rétinoïque ou encore les topiques siliconés. L’efficacité de certains de ces traitements est réelle tandis que, pour d’autres, des études mal menées, rétrospectives et sur un faible nombre de cas n’ont jamais permis de confirmer les effets d’annonce.
Il est fondamental, au-delà des circonstances favorisantes, ethniques, d’âge ou d’antécédents chéloïdiens – autant d’éléments induisant l’apparition chez certains sujets de cicatrices pathologiques – d’éliminer afin de les contrôler, tout ce qui peut entretenir cette mauvaise cicatrisation. Ce sont en premier lieu les forces tensionnelles auxquelles sont soumises ces cicatrices,[...]
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