Les mycoses unguéales sont un problème de santé publique, c’est un motif de consultation fréquent au cabinet du dermatologie de ville. Le diagnostic mycologique est souvent fait de façon empirique (visuellement), sans preuve mycologique définitive, par le patient lui-même, le podologue, le médecin généraliste ou parfois le dermatologue, alors qu’onyxis n’est pas synonyme de mycose de l’ongle loin s’en faut !
La commercialisation libre des vernis antifongiques fait que de nombreux patients viennent consulter avec un traitement déjà instauré et demandent un traitement enfin “efficace” après plusieurs mois (voire plusieurs années) d’application !
La mise en route d’un antifongique oral (terbinafine ou à défaut griséfuline pour les enfants) expose le patient à des effets secondaires certes rares mais parfois importants. Il est donc important d’avoir une preuve définitive de l’infection fongique avant tout traitement oral, voire avant tout traitement local !
Problèmes posés par l’examen mycologique
Force est de constater les limites de l’examen mycologique “classique” de laboratoire de biologie médicale (examen direct et mise en culture). Son rendement est faible, c’est-à-dire avec de nombreux faux négatifs, alors que l’allure clinique évoque fortement une onychomycose, à savoir :
- ligne ou tache blanche/jaune (leuconychie vraie longitudinale ou non) ;
- hyperkératose sous-unguéale friable (en opposition à l’hyperkératose compacte de l’ongle “mécanique”) (fig. 1) ;
- caractère unilatéral et non symétrique ;
- contamination progressive de plusieurs ongles par proximité sur le même pied ;
- présence d’un intertrigo interdigital suggérant une dermatophytie régionale, un intertrigo inguinal, ou même une dermite palmoplantaire squameuse qualifiée empiriquement de “psoriasis “ou d’eczéma” alors qu’il n’en est rien !
Les prélèvements effectués directement au cabinet sont faciles à réaliser en curetant les débris sous-unguéaux pour examen mycologique ; mais, très souvent, le résultat est stérile et il faut expliquer au patient que l’on n’a aucune certitude[...]
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