Le carcinome basocellulaire est le plus fréquent des cancers cutanés. Son incidence croît de manière linéaire après l’âge de 40 ans, avec une localisation cervico-faciale dans 2/3 des cas.
Il est considéré comme une tumeur de malignité essentiellement locale, qui engage rarement le pronostic vital mais peut engendrer une morbidité importante en cas de prise en charge inadaptée.
On distingue essentiellement 3 formes cliniques : nodulaire, superficielle et sclérodermiforme.
Le traitement de référence reste l’exérèse chirurgicale conventionnelle, optimisée par la technique de Mohs, avec néanmoins son corollaire de risque infectieux, mais surtout cicatriciel, en particulier au niveau du visage chez des patients jeunes. Le risque de récidive est plus important au niveau de la région centrofaciale, et autour des régions auriculaire et oculaire.
Diverses techniques alternatives ont été proposées : cryochirurgie, curetage et électrocoagulation, radiothérapie, PDT (uniquement pour la forme superficielle en France) et des topiques immunomodulateurs comme l’imiquimod ou le 5-fluorouracil. Pour ces dernières, il y a souvent nécessité soit de plusieurs séances, soit d’une durée de traitement de plusieurs semaines, avec des effets secondaires parfois importants mais surtout un taux de récurrence élevé.
L’histologie de ces tumeurs montre une prolifération de cellules basaloïdes avec un arrangement palissadique en périphérie, de profondeur dermique variable, associé à une grande richesse de vascularisation composée de vaisseaux de taille plus importante que ceux de la peau saine en périphérie [1].
En dehors de quelques études anecdotiques utilisant le laser CO2 pour détruire la tumeur, sans possibilité de contrôle histologique, le laser apparaît cependant comme une solution possible en agissant sur la vascularisation tumorale selon le principe de la photothermolyse sélective. Dans un premier temps, le laser à colorant pulsé a été utilisé avec une étude de Shah [2] montrant 92 % de rémission après 4 séances espacées de 2 semaines. Un suivi à long terme a démontré une absence de récidive dans 90 % des cas après 12 à 21 mois [3]. Toutefois, le taux de rémission diminue à 56 % lorsqu’une seule séance de laser à colorant pulsé est pratiquée, montrant les limites de l’utilisation de ce laser [4]. En effet, la faible pénétration (de l’ordre du mm) en profondeur du laser à colorant pulsé limite les possibilités de traitement des tumeurs au niveau dermique superficiel. C’est sur ce constat qu’ont été essayés le laser Alexandrite 755 nm, le laser couplé colorant pulsé et Nd:Yag, avec des études donnant des résultats de même rang.
Récemment, Ortiz[...]
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