Quoi de neuf en dermato-infectiologie ?

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>>> L’année 2015 a été marquée par l’épidémie d’Ebola qui a sévi en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée-Conakry. Cette épidémie s’est stabilisée pour être totalement contrôlée fin 2015. Ces nouvelles rassurantes ont pourtant fait place à d’autres informations surprenantes et parmi celles-ci la possibilité pour le virus d’une transmission sexuelle. Un article du New England Journal of Medicine [1] rapporte le cas d’un patient ayant survécu au virus Ebola qui avait transmis le virus à sa partenaire. Les virus isolés du sang et les sécrétions séminales du patient survivant étaient concordants avec une transmission directe. Le virus présentait des particularités au sein de son génome, absentes des autres virus. Cette transmission est survenue 179 jours ou plus après le début de la maladie chez le patient. Ainsi, bien que les nouvelles soient très rassurantes concernant l’évolution de l’épidémie d’Ebola, d’autres informations nous incitent à ne pas baisser la garde.

>>> La prise en charge des Molluscum contagiosum est discutée. Olsen et al. [2] ont étudié le temps de résolution, la transmission et la qualité de vie chez les enfants porteurs de Molluscum contagiosum. Pour ce faire, 306 enfants âgés de 4 à 15 ans ont été suivis. Le temps moyen de résolution spontanée était de 13,3 mois ; 30 % n’avaient pas disparu à 18 mois et seulement 13 % étaient toujours présents à 24 mois. La transmission à d’autres enfants de la maison avait lieu dans 40 % des cas. La présence de Molluscum contagiosum avait un effet modeste sur la qualité de vie de la plupart des enfants. Les auteurs concluent que, compte tenu de la bonne acceptation par les enfants des Molluscum et de leur résolution spontanée, les mesures les plus simples à recommander sont les suivantes : rassurer les parents et privilégier l’abstention thérapeutique.

>>> La babésiose est une maladie zoonotique émergente. Il s’agit d’une parasitose de type protozoose transmise par les tiques. Babesia venatorum est une nouvelle espèce de Babesia. Des auteurs chinois ont décrit 48 cas de cette infection [3]. La symptomatologie était principalement représentée par de la fièvre dans 2/3 des cas, des céphalées, des arthromyalgies, une fatigue et des nausées. Par ailleurs, 20 % des patients présentaient un érythème asymptomatique autour du site de la morsure de tique, parfois associé à une lymphadénopathie. Ainsi, la survenue d’un érythème autour d’une morsure de tique ne semble pas être l’exclusivité de la maladie de Lyme, mais peut a priori survenir au cours d’une infection par Babesia. Les auteurs de l’article ne montrent pas d’iconographie, ce qui ne permet donc pas d’avoir une idée précise de l’aspect[...]

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À propos de l’auteur

Service Infectiologie-Dermatologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël, FRÉJUS.