Physiopathologie de la dermatite atopique et perspectives thérapeutiques systémiques

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La physiopathologie de la dermatite atopique (DA) fait intervenir plusieurs mécanismes dont une altération fonctionnelle innée de la barrière cutanée, le développement d’une réaction inflammatoire cutanée impliquant l’immunité innée et adaptative, l’action de facteurs environnementaux incomplètement connus et des anomalies de diversité des microbiomes digestif et cutané (fig. 1).

Aspects génétiques

Des études pangénomiques ont permis d’identifier deux groupes majeurs de gènes impliqués dans la DA : des gènes codant pour des protéines structurales de l’épiderme (filaggrine en particulier) et des gènes impliqués dans l’immunité innée et adaptative. La concordance de la maladie chez les jumeaux monozygotes est de 77 % vs 15 % chez les jumeaux dizygotes [1] et environ 70 % des patients atteints de DA ont un antécédent familial d’atopie [2].

Une anomalie innée de la barrière cutanée

La filaggrine est une protéine de structure de l’épiderme dont le rôle est crucial dans le maintien de l’épiderme, barrière indispensable à la thermorégulation et à la protection vis-à-vis des microorganismes pathogènes et des allergènes. Depuis 2006, des données solides ont établi que des mutations inactivatrices hétérozygotes du gène codant pour la filaggrine étaient responsables d’une anomalie fonctionnelle de la barrière épidermique et multipliaient par trois le risque de développer une DA [3]. Ces anomalies de la barrière cutanée favorisent la pénétration[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, CHU Hôtel-Dieu, NANTES.