Actualités dans la prise en charge du prurit

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Diagnostic

La prise en charge du prurit chronique est difficile car les causes sont variées et notre arsenal thérapeutique limité. Il convient tout d’abord d’essayer d’identifier la cause. En l’absence de signes dermatologiques spécifiques, on parle de prurit sine materia qui peut avoir une cause systémique (insuffisance rénale, cholestase, médicament…), plus rarement une cause neuropathique ou une cause psychogène. Le terme de prurigo est réservé aux prurits accompagnés de multiples lésions de grattage. En l’absence d’étiologie retrouvée, on est face à un prurit idiopathique et le bilan étiologique sera à renouveler régulièrement. Le premier traitement est donc étiologique. Malheureusement, il n’est pas toujours efficace et une cause n’est pas toujours mise en évidence.

Mesures symptomatiques

Les mesures symptomatiques sont toujours utiles : toilette à l’eau froide ou tiède, éviter le chauffage excessif et la chaleur, utilisation de nettoyants surgras, éviter les irritants (antiseptiques), couper les ongles courts, éviter le nylon, la laine, les vêtements trop serrés et privilégier le coton. L’utilisation d’émollients est importante pour apprendre à remplacer le geste de grattage et casser le cercle vicieux prurit-grattage-prurit. Certains topiques ont des propriétés anti-prurigineuses (par exemple Sensinol, AtopiControl, Xeracalm) en contenant des substances comme l’urée, le menthol ou le polidocanol et peuvent apporter un soulagement.

Pour une prise en charge globale, il est important de dépister et traiter les troubles du sommeil ainsi que l’anxiété et la dépression qui peuvent être associés. Localement, on peut traiter les excoriations par des antiseptiques, des dermocorticoïdes et des pansements hydrocolloïdes. Compte tenu du retentissement majeur sur la qualité de vie, une psychothérapie de soutien et la prise en charge psychologique est importante.

Traitements topiques

Parmi les traitements topiques, les dermocorticoïdes sont utiles quand la peau est excoriée ou qu’il y a des lésions de grattage. Ce traitement, qui doit rester transitoire, permet un soulagement rapide en stoppant le cercle vicieux prurit-grattage-prurit mais, à long terme, les dermocorticoïdes semblent aggraver[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, CHRU de BREST, Laboratoire Interactions Épithéliums Neurones (EA4685), LIEN, Université de BREST.