Compte rendu rédigé par C. Velter
Service de Dermatologie, Hôpital Henri-Mondor, CRÉTEIL.
C’est dans le cadre des dernières Journées Dermatologiques de Paris que les laboratoires Lilly ont organisé un symposium intitulé Psoriasis, PASI 90 et IL17 : quelles évolutions en 2017 ? auquel participaient les Pr Hervé Bachelez, Denis Jullien et Thierry Passeron ainsi que le Dr Céline Girard. Nous vous proposons dans les lignes qui suivent un compte rendu résumé de cette réunion.
Dans la prise en charge du psoriasis modéré à sévère, plusieurs traitements systémiques de 1re intention sont disponibles : le méthotrexate, la ciclosporine, la photothérapie, les rétinoïdes ou l’aprémilast. Après échec, intolérance ou contre-indication de deux médicaments de 1re ligne, on envisagera des traitements systémiques de 2e intention dont plusieurs biothérapies : anti-TNFα, anti-IL12/23 ou encore anti-IL17. Le sécukinumab et l’ixékizumab sont les anti-IL17 actuellement commercialisés. L’ixékizumab des laboratoires Lilly est un anticorps monoclonal IgG4 qui se lie spécifiquement et avec une forte affinité à l’interleukine 17A – l’IL17A et l’IL17A/F – impliquée dans le psoriasis [1, 2].
Les intervenants de ce symposium ont abordé les études concernant l’ixékizumab : UNCOVER-1, 2 et 3. Il s’agit d’essais menés sur plus de 4 000 patients inclus dans 4 études multicentriques, conduites en double aveugle et en groupes parallèles versus placebo et versus étanercept (anti-TNFα). Ces études ont montré des résultats significatifs sur les co-critères de jugement principaux : PASI 75 et sPGA à 12 semaines [3-5]. L’étude IXORA-S, de phase III, randomisée, versus ustékinumab, a montré également des résultats significatifs dès la 4e semaine de traitement (p < 0,001) pour le score PASI 90, avec une différence qui se prolongeait jusqu’à 24 semaines [6]. Cette efficacité prolongée a été retrouvée dans l’étude UNCOVER-3 : plus de 70 % des patients gardaient un score PASI 90 avec 2 ans de recul [4]. Concernant le prurit, près de 80 % des patients de cette étude présentaient une amélioration d’au moins 4 points d’un score cliniquement pertinent de prurit, dont près de 60 % dès la 2e semaine de traitement [7]. Toujours dans l’étude UNCOVER-3, environ 60 % des patients qui avaient des lésions unguéales étaient guéris (score NAPSI = 0) [4]. Même efficacité parmi les patients ayant des lésions palmoplantaires : plus de 75 % étaient complètement blanchis à 2 ans (PPASI = 100) [4]. Les scores de qualité de vie étaient aussi significativement améliorés, corrélativement aux réponses PASI élevées, à 12 semaines dans les études UNCOVER-2 et 3 [8].
Les experts présents ont discuté de la tolérance de l’ixékizumab :
>>> Pendant[...]
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