Actualités et cas cliniques dans la dermatite atopique de l’adulte et de l’enfant

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Formes cliniques

La DA est facile à diagnostiquer. Nous savons quels traitements utiliser et pourtant la prise en charge reste compliquée en raison des croyances multiples sur la maladie et ses traitements, la corticophobie, le recours aux médecines
complémentaires et la mauvaise observance des patients.

>>> Chez le nourrisson (fig. 1), les parents sont plutôt observants concernant les émollients. En revanche, ils sont réticents à utiliser les dermocorticoïdes mais une simple démonstration sur l’application des dermocorticoïdes en consultation permet d’avoir de bons résultats. La DA n’est pas liée à une allergie alimentaire mais elle peut être associée à une allergie alimentaire puisqu’il s’agit du même terrain atopique génétique. Le risque est 6 fois plus élevé de développer une allergie alimentaire chez les enfants ayant une DA [2]. De même, la prévalence de l’allergie alimentaire chez les enfants avec DA est importante (environ 15 %) comme celle des sensibilisations alimentaires.

>>> Chez l’enfant et l’adolescent, l’eczéma est plus souvent excorié et lichénifié (fig. 2). Le prurit est intense. L’observance devient difficile avec des enfants qui ne se laissent plus faire et qui fuient les soins et des adolescents qui ont tout abandonné. Une séance d’éducation thérapeutique basée sur les soins locaux peut s’avérer utile. On peut également utiliser le wet wrapping, il s’agit d’une technique d’enveloppement humide (fig. 3) très utilisée dans les formes modérées à sévères de DA chez l’enfant et l’adolescent, soit quotidiennement, soit 3 fois par semaine. Elle facilite la pénétration des topiques, diminue les pertes en eau, réalise une barrière contre le prurit et favorise l’observance [3].

>>> Chez l’adulte, l’atteinte de la tête et du cou, des plis et des mains est fréquente et souvent sévère, avec résistance au traitement local. Un cofacteur infectieux (Malassezia furfur) peut entretenir l’inflammation, de même qu’une sensibilisation à des allergènes aéroportés, une sensibilisation de contact ou une dermite d’irritation peuvent être évoquées.

Plusieurs[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, Université Catholique de LILLE.