Le syndrome métabolique est associé à de multiples dermatoses telles que le psoriasis, l’acné, des dermatoses auto-immunes (lupus, lichen plan, vitiligo…) et l’hidradénite suppurée (HS).
Il comprend l’ensemble des facteurs qui prédisposent au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires. Il se définit par l’association d’au moins 3 critères parmi les suivants :
- glycémie > 110 mg/dL (5,6 mmol/L) ;
- triglycérides > 150 mg/dl (1,7 mmol/L) ;
- HDL cholestérol < 40 mg/dL chez l’homme et < 50 mg/dL chez la femme ; – HTA > 130/85 mmHg ;
- circonférence abdominale > 94 cm chez l’homme et 89 cm chez la femme.
Il est responsable d’une insulinorésistance et d’une accumulation de graisses, lesquelles induisent des troubles hormonaux (hyperandrogénie) et une inflammation chronique.
Le syndrome métabolique est présent dans 32 à 50 % des cas d’HS (Odds ratio [OR] de 2,22 en moyenne). Dans l’étude avec prévalence de 50 %, les fréquences vs contrôles étaient de 87 % vs 66 % pour l’obésité (OR 3,45), 43 % vs 28 % pour l’hypertriglycéridémie (OR moyen 1,67), 48 % vs 28 % pour l’hyperglycémie (OR moyen 2,45). Les autres comorbidités au cours de l’HS sont de nature :
- inflammatoire (inflammation cutanée telle que le pyoderma gangrenosum) ;
- articulaire comme dans le SAPHO (Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose et Ostéite) (0,6 %) ;
- digestive telle que la maladie de Crohn (38 %) ;
- hormonale (syndrome des ovaires polykystiques [16 %], hyperandrogénie).
On rencontre également d’autres occlusions folliculaires (acné dans 27 à 52 % des cas, cellulite disséquante, acné conglobata, sinus pilonidal), des dépressions dans 6 à 50 % des cas et des carcinomes épidermoïdes cutanés dans 3 % des cas.
Il n’existe pas de lien entre la sévérité de l’HS et le syndrome métabolique, ce qui est différent du psoriasis. Le syndrome métabolique est surreprésenté chez les jeunes avec HS : OR 6,2 < 35 ans. L’HS précède le syndrome métabolique (sauf l’obésité), ce qui indique que l’HS représente un vrai facteur de risque du syndrome métabolique. Les deux sont en partie liés par l’inflammation chronique via des cytokines communes (IL1, TNFα), mais aussi par la sédentarité, le régime riche, des facteurs neuropsychologiques (appétit, taux de cortisol).
Au cours de l’HS, l’obésité n’est pas toujours abdominale, elle est souvent plus périphérique. Elle représente un facteur de risque de sévérité de l’HS et augmente aussi sa fréquence : OR 1,12 pour chaque augmentation d’une unité d’IMC (indice de masse corporelle). L’obésité augmente les récidives après[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire