Actualités des photodermatoses

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Les photodermatoses regroupent toutes les affections cutanées faisant intervenir le rôle du soleil. Sont exclus les effets biologiques du soleil sur la peau normale comme les cancers cutanés ou l’héliodermie.

Les photodermatoses sont classées en différents groupes : les photodermatoses génétiques, les lucites idiopathiques, les photosensibilisations exogènes et les dermatoses photoaggravées. Cet article sera axé sur les photosensibilisations exogènes et les lucites idiopathiques ayant fait l’objet d’actualités importantes.

Photosensibilisations exogènes

Une photosensibilisation liée à un agent exogène peut être systémique ou de contact selon le mode d’introduction de la substance photosensibilisante. Après exposition aux ultraviolets (UVA et/ou UVB), la substance va se trouver activée. La peau est le siège le plus fréquent des réactions de photosensibilisation du fait de son exposition naturelle au rayonnement solaire. De très nombreuses molécules exogènes sont à l’origine d’une réaction de photosensibilisation. Les photosensibilisations systémiques sont essentiellement dues à des médicaments habituellement pris per os (psoralènes, tétracyclines, fluoroquinolones, fénofibrate, sulfonamides, anti-inflammatoires non stéroïdiens, sartans, statines…) et, accessoirement, à des aliments (par exemple consommation de céleri). Les photosensibilisations de contact sont liées à des médicaments sous forme topique (kétoprofène, phénothiazines), à des cosmétiques (parfums…), à des filtres solaires (oxybenzone…) ou à des plantes (frullania, millepertuis…) [1].

Lorsque le mécanisme est immunologique, c’est une photoallergie. La présentation clinique est un eczéma touchant habituellement[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, CHU Pontchaillou, RENNES.