Risques liés aux écrans d’ordinateur et appareils connectés

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Téléphonie mobile

Les pathologies d’hypersollicitation par abus de “SMS” et autres “textos” ont été rapportées. Une étude réalisée auprès de 320 lycéens sud-africains a montré que près de 52,2 % d’entre eux se plaignaient d’au moins un symptôme de type troubles musculosquelettiques (douleur ou picotement de la nuque, des mains ou du dos). 39 % rapportaient également des phlyctènes des doigts après avoir écrit des messages (cellphone thumb). Le “BlackBerry® thumb” est une autre variété de pathologie d’hypersollicitation. Le tableau clinique reste proche avec douleur des pouces, voire des autres doigts et des poignets.
Les eczémas de contact au nickel et plus rarement au chrome du téléphone portable (éruption du visage principalement) ont disparu avec l’apparition des smartphones. Cependant, encore assez récemment, la partie postérieure de l’iPhone 5 et de certains iPads pouvait contenir et libérer du nickel.

Ordinateurs

Un certain nombre de dermatoses a été rapporté en lien avec l’utilisation d’ordinateurs. On distingue :

  • les dermatoses de friction par frottement de la main sur le clavier ou la souris (mouse callus, mouse fingers, computer palms…) ;
  • les dermatoses de contact liées à l’exposition à certains composés chimiques présents sur les accessoires ;
  • la dermatite des chaufferettes (erythema ab igne) liée à la pose d’un ordinateur portable sur les cuisses ;
  • une dermatose faciale liée à l’exposition chronique à l’écran d’ordinateur (“screen dermatitis”). Cette dernière entité a quelque peu disparu et semble liée à la peau sensible des utilisateurs.

Jeux vidéo

Les troubles musculosquelettiques liés à l’utilisation des jeux vidéo (JV) sont connus depuis les années 1990. Des entités dermatologiques liées à la pratique intensive des JV ont été rapportées. La cause peut être ignorée par méconnaissance. Sous diverses dénominations (PlayStation thumb, PlayStation fingertip et PlayStation purpura) a été décrite une même entité affectant les doigts de jeunes joueurs passant un temps excessif à jouer aux JV. Ces enfants ou adolescents peuvent présenter des douleurs du pouce, des phlyctènes avec desquamation secondaire, des hyperkératoses, des onycholyses, des hémorragies ponctuées du pouce, mais surtout une pigmentation acrale d’un ou plusieurs doigts liée à l’utilisation intensive, répétitive et prolongée de la manette[...]

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À propos de l’auteur

Department of Dermatology, Helsinki University Central Hospital, HELSINKI (Finlande). Consultation “tatouages”, Service de Dermatologie, Hôpital Bichat-Claude-Bernard, PARIS.