Interactions entre l’acide hyaluronique et la lumière

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La question est récurrente : les produits de comblement injectés dans la peau peuvent-ils interagir avec la lumière, en particulier les ondes électromagnétiques ?

Tout un chacun, agissant avec prudence, évitera d’utiliser ses appareils si des produits de comblement ont été placés dans ou sous la peau. Mais encore…

Un peu d’histoire naturelle

C’est Karl Meyer qui, dans les années 1930, a démontré que l’acide hyaluronique (AH) était un constituant majeur de la substance fondamentale de l’humeur vitrée de l’œil responsable de sa turgescence. Le terme “acide hyaluronique”, basé sur cette observation, provient du grec hyalos (“vitreux”) et de “uronique” en raison de la présence d’acide hexuronique. Sa dernière appellation, “hyaluronane”, date de 1984 et est conforme à la nomenclature internationale des polysaccharides.

Sa structure polymérique est constituée de milliers de répétitions d’une seule et même unité disaccharidique, remarquable par ses propriétés physicochimiques et par la diversité des processus cellulaires qu’elle contrôle.

Un peu de physiologie, un peu de chimie

Les propriétés rhéologiques de l’AH sont elles aussi particulières car l’AH capture de grandes quantités d’eau et d’ions pour maintenir l’hydratation et la turgescence des tissus cutanés dans lesquels il a été placé. On en retrouve naturellement dans le derme, surtout réticulaire, mais aussi dans l’épiderme. À cet égard, la résultante de la sénescence cutanée avec une perte d’hydratation à tous les étages de la peau serait la conséquence, entre autres, de la fonte naturelle mais aussi d’une baisse de production d’AH par les fibroblastes (et les kératinocytes).

En s’imbriquant dans le réseau de fibres et de faisceaux de collagène, l’AH détermine la forme et l’organisation des tissus tout en résistant aux contraintes mécaniques des mouvements musculaires. Grace à ses qualités physico-chimiques, il est très largement utilisé en dermatologie esthétique. Mais il s’agit d’acide hyaluronique biomimétique à celui, naturel, de la peau humaine qui est recomposé chimiquement et stabilisé par une réticulation et des agents [1].

La dégradation de l’acide hyaluronique[...]

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À propos des auteurs

Centre médical Saint-Jean, ARRAS.

Cabinet de Dermatologie, PARIS.

Cabinet de Dermatologie, Saint-Paul-de-Vence.