Gupta AK, Versteeg SG, Rapaport J et al. The Efficacy of Platelet-Rich Plasma in the Field of Hair Restoration and Facial Aesthetics-A Systematic Review and Meta-analysis. J Cutan Med Surg, 2019;23:185-203.
Cette revue exhaustive couplée à une méta-analyse a été réalisée récemment par une équipe canadienne. Elle donne une idée précise du bénéfice du plasma riche en plaquettes, ou PRP, dans le traitement de l’alopécie androgénétique (AAG), de la pelade, des alopécies cicatricielles (AC) ainsi que d’autres indications, notamment esthétiques (cicatrices d’acné, vieillissement cutané, brûlures). Sur la base de cette méta-analyse, les auteurs proposent des recommandations surtout pour l’AAG, l’objectif étant de faciliter l’intégration du PRP dans la prise en charge de ces affections. Néanmoins, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a rappelé récemment que l’usage à visée esthétique de concentrés plaquettaires autologues (CPA) est interdit en France (communiqué publié le 10 janvier 2018).
Selon l’ANSM, cette pratique est coûteuse et non dénuée de risques, notamment en cas de pathologie associée (maladie auto-immune par exemple, prise d’anticoagulants). En revanche, le Code de la santé publique prévoit une utilisation des CPA à des fins thérapeutiques dans le cadre d’une seule et même intervention médicale, sans être conservés ni préparés au sein d’un organisme ou d’un établissement tiers.
C’est donc l’objectif de l’intervention (visée thérapeutique ou visée esthétique) qui détermine la réglementation applicable.
Quelques données
Le traitement par PRP consiste à concentrer et administrer une solution autologue contenant des plaquettes. Grâce à la libération de facteurs de croissance et de cytokines présents dans les granules α des plaquettes, le PRP peut favoriser la survie et la prolifération cellulaire et augmenter l’angiogenèse.
Le PRP peut donc être utilisé pour un large éventail d’indications dermatologiques. Il accélère la repousse des cheveux et augmente la survie des follicules en activant la voie de la protéine kinase B (fig. 1). L’effet anti-inflammatoire du PRP peut permettre de lutter contre la micro-inflammation localisée associée à[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire