Un article récent fait pour la première fois mention de dégâts cornéens associés à l’apparition d’un astigmatisme incomplètement résolutif après un traitement adapté, survenu lors de séances d’ultrasons focalisés dans le cadre d’un traitement de la zone périorbitaire [1]. Si la cause semble être une erreur de manipulation, la publication de cet effet secondaire doit nous rappeler la nécessité d’une sécurité oculaire systématique pour le patient, précaution qui ne concerne désormais plus uniquement les lasers à émission photonique.
En 2009, selon une étude de l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery), le nombre d’actes esthétiques pratiqués dans le monde au cours de l’année a été évalué à 17 millions ; 13 % seraient des épilations par laser. Cela revient à dire que 2,2 millions d’actes nécessitant un laser épilatoire ont été effectués sur ces 12 mois.
Pourquoi parler de l’épilation laser ? Parce que la plupart des publications évoquant une atteinte oculaire concernent une épilation laser de la région périorbitaire.
Une revue de la littérature recense toutes les complications oculaires survenues entre 1985 et 2012 avec l’épilation laser et, en premier lieu, avec le laser Nd:Yag (en raison de sa capacité à pénétrer profondément les tissus et d’une possible interaction avec la pigmentation rétinienne), puis avec les lasers diode et alexandrite. L’usage de lasers vasculaires, de lasers fractionnés ablatifs ou de relissage, et d’IPL (lumière intense pulsée) a également été retrouvé [2].
L’analyse des 21 cas (PubMed) révèle tout d’abord que l’atteinte oculaire se manifeste immédiatement au cours ou à la fin de la procédure. Dans 13 cas sur 21 (62 %), la protection oculaire était absente ou retirée pour permettre de traiter une zone proche de l’œil, couverte par une coque de protection. Il avait été demandé au patient de fermer les yeux, mais les paupières sont trop fines pour fournir une protection suffisante comme cela a été démontré [3].
Une coque de protection adaptée n’est cependant pas synonyme de sécurité totale. Des dégâts oculaires ont été constatés avec des coques externes ou de contact cornéen métalliques avec des lasers de type CO2 (10 600 nm) – dégâts dus à une transduction de la chaleur au cours de la séance en raison de passages répétés et d’un refroidissement insuffisant, dans une zone anatomique particulièrement fine – ou de l’utilisation de coques en matière plastique inadaptées [4].
Enfin, il ne faut pas négliger la possibilité d’une atteinte cornéenne superficielle causée par une agression de type mécanique (coques métalliques de contact[...]
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