Le lupus érythémateux cutané est une pathologie que le dermatologue est amené à voir en consultation. Les antipaludéens de synthèse (APS) restent aujourd’hui le traitement de 1re intention. En cas d’échec, il faut suivre une démarche simple :
– s’assurer de l’observance des APS, des topiques et des traitements non médicamenteux ;
– modifier la prescription des APS ;
– enfin, discuter d’un traitement de 2e voire 3e ligne.
S’assurer de l’observance des APS, des topiques et des traitements non médicamenteux
La photoprotection est la première mesure à mettre en place. Une étude récente a confirmé expérimentalement la nécessité de la photoprotection chez les patients lupiques par irradiation UVA/UVB, avec et sans protection solaire (indice SPF60) [1].
Le rôle de la vitamine D est aussi important, la carence étant fréquente chez ces patients qui s’exposent peu au soleil. Elle doit donc être recherchée et corrigée si nécessaire.
Le tabac est un facteur de résistance aux APS, cela a été clairement démontré dans une méta-analyse récente [2]. Il faut donc encourager les patients à arrêter de fumer.
Les dermocorticoïdes d’activité modérée à forte peuvent permettre une action rapide sur l’atteinte cutanée, mais leur prescription doit impérativement se limiter à quelques jours. Le risque d’atrophie cutanée est majeur, notamment dans les LEC de type discoïde. Le tacrolimus topique peut être utilisé à visée d’épargne cortisonique. Il est essentiellement efficace dans le LE discoïde et le LE tumidus.
Les APS restent le traitement de 1re intention du LEC : hydroxychloroquine (HCQ), chloroquine (CQ) et quinacrine (non disponible en France). Une méta-analyse récente a mis en évidence une efficacité légèrement supérieure de l’HCQ par rapport à la CQ, mais de façon non significative [3]. On privilégie l’HCQ en 1re intention car la toxicité rétinienne est plus faible. La dose est de 2 comprimés par jour, soit 400 mg/j, sauf pour les poids extrêmes : 6,5 mg/kg/j.
L’observance des APS est mauvaise dans le LEC. Selon les études, 43 % à 75 % des lupiques[...]
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