Les lymphocytes T régulateurs

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Qu’est-ce qu’un lymphocyte T régulateur et comment l’identifier ?

Les cellules T régulatrices (Treg), antérieurement appelées suppressives, représentent un composant essentiel du système immunitaire, capable de supprimer ou au moins de réduire l’intensité des réponses immunitaires des autres lymphocytes, permettant ainsi un important “auto-contrôle” intégré au système immunitaire et évitant le développement de réactions excessives. Les lymphocytes T régulateurs sont notamment impliqués dans l’arrêt des réponses immunitaires après élimination des organismes étrangers, ainsi que dans la prévention de l’auto-immunité par élimination des cellules auto-réactives reconnaissant les auto-antigènes du “soi”. Globalement, elles ont donc une activité immunosuppressive en supprimant ou en diminuant fortement l’activité des lymphocytes T effecteurs et sont donc en très grande partie responsables des phénomènes de tolérance immunitaire.

Deux catégories principales de lymphocytes T régulateurs ont été identifiées (fig. 1) :
– des lymphocytes T régulateurs “centraux”, “naturels” ou “naïfs” (cTreg ou nTreg) d’origine thymique et qui sont doués d’activité suppressive/régulatrice dès leur différenciation intrathymique (à partir de la même lignée ontogénique que les lymphocytes CD4+ naïfs) où ils jouent d’ailleurs un rôle majeur dans la sélection négative des cellules effectrices auto-réactives ;
– des cellules “induites” ou “périphériques” (iTreg ou pTreg) qui se différencient secondairement à partir de lymphocytes T effecteurs matures sous l’influence de facteurs inducteurs d’activité régulatrice tels le TGFβ et l’IL35, surtout dans les zones barrières où le système immunitaire est en contact étroit avec une flore commensale peu dangereuse (par exemple dans les plaques de Peyer intestinales).

Ces deux catégories n’ont pas le même répertoire de récepteur à l’antigène (TCR) et jouent donc des rôles complémentaires, non redondants : le TCR des nTreg a une forte avidité pour le complexe CMH-peptide du soi (inhibition des cellules T auto-réactives), tandis que les iTreg reconnaissent plutôt des complexes CMH-peptides exogènes (réduction des réactions immunitaires indues, par exemple contre[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie et Inserm U1058, Université de MONTPELLIER.