Problématique du ganglion sentinelle dans le mélanome : controverse ou non pour la population des T1b ? Quand le faire ? Et que faire selon le résultat ?

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Au cours des 15 dernières années, la biopsie du ganglion sentinelle (GS) dans le mélanome n’est jamais apparue comme un standard de prise en charge. Sa place est restée débattue. Au niveau national, dans les Standard, Options et Recommandations (SOR) de 2005, l’exérèse du ganglion sentinelle n’était pas recommandée de façon systématique (accord d’experts) [1].

Les auteurs validaient ainsi le rôle pronostique indépendant du statut du GS impactant négativement la survie sans récidive en cas de micrométastase. Cependant, en l’absence de thérapeutique efficace concernant cette sous-population, la mise en œuvre de l’exérèse du GS n’était qu’une option pour les patients porteurs d’un mélanome supérieur à 1 mm d’épaisseur ou ulcéré, dans le cadre d’essais thérapeutiques ou de protocoles d’évaluation (accord d’experts). Malgré les SOR, une étude spécifique réalisée en France à partir d’un questionnaire envoyé à 49 hôpitaux [2] montrait que 53 % des centres avaient inclus cette procédure dans leurs recommandations locales, mais elle confirmait aussi une grande hérétogénéité de prise en charge selon les structures.

Le ganglion sentinelle : désormais un standard

En 2006, l’essai multicentrique prospectif randomisé de Morton (étude MSLT1) faisait l’objet d’une publication intermédiaire dans le NEJM [3], comparant la pratique de la biopsie du GS versus observation dans le mélanome. La randomisation était stratifiée sur l’épaisseur tumorale en millimètres (1,20 à 1,79 versus 1,80 à 3,50) et la localisation du mélanome[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Oncodermatologie, 
Hôpital Saint-André, CHU de BORDEAUX.