Autres traitements dans la maladie de Verneuil : laser, injections de corticoïdes, spironolactone…

0

L’hétérogénéité clinique de la maladie de Verneuil (MV) nécessite d’avoir recours à des approches variées pour personnaliser au mieux la prise en charge de chaque patient.

Lasers

L’usage des lasers se développe dans la MV depuis plus de 30 ans. Bien que la revue Cochrane [1] confirme leur très faible niveau de preuve, les recommandations américaines et du Centre de preuves en dermatologie de la Société française de dermatologie datant de 2019 positionnent le laser Nd:YAG.

Les différents potentiels offerts par la diversité de lasers disponibles apportent une option thérapeutique supplémentaire. D’autres techniques comme la photothérapie dynamique, la lumière pulsée et la radiofréquence sont testées.

Nous avons fait le choix de nous concentrer sur les trois techniques laser les plus documentées : le laser CO2, le Nd:YAG et l’Alexandrite.

Les lasers utilisés dans la MV visent à diminuer la fréquence des poussées douloureuses par deux moyens distincts :
– réduire le nombre de follicules pileux, glandes sébacées ainsi que la charge
bactérienne ;
– détruire les lésions fibreuses chroniques.

1. Laser CO2

Son indication dans la MV est étudiée depuis 1987 et rapportée dans plusieurs cas et séries rétrospectives.

Le laser CO2 représente une alternative à la chirurgie froide, bien qu’il n’existe pas d’étude comparant directement ces deux techniques. En effet, le laser CO2 offre une bonne épargne tissulaire grâce à la précision d’une exérèse limitée dans de bonnes conditions hémostatiques. Au décours, la cicatrisation dirigée est réputée moins douloureuse et plus satisfaisante que la chirurgie classique.

En fonction de la présentation clinique des lésions (extension, tunnelisation, épaisseur, profondeur), le laser CO2 s’utilise en mode pulsé ou continu pour le deroofing, la vaporisation et/ou la destruction de celles-ci. Ce laser trouve donc davantage d’intérêt dans les lésions de stades Hurley II et III.

Dans l’étude de Dalrymple et al. [2], les lésions de 6 patients étaient vaporisées par laser CO2 sur une profondeur de 3 à 8 mm. Une cicatrisation complète fut obtenue en 3 à 7 semaines. Il n’a pas été observé d’infection, de récidive sur les sites[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, Hôpital Saint-Joseph, PARIS.