Un arbovirus est un virus qui se transmet entre des hôtes vertébrés par l’intermédiaire d’hématophages [1]. Le catalogue international des arbovirus répertorie 534 arbovirus appartenant à une douzaine de familles différentes, dont environ 150 ont une importance en médecine humaine et vétérinaire [2]. Selon la classification virologique actuelle, certains sont pathogènes pour l’homme parmi les arbovirus : 17/28 parmi les Togaviridae, 38/68 parmi les Flaviviridae, 64/252 parmi les Bunyaviridae, 6/77 parmi les Reoviridae, 6/71 parmi les Rhabdoviridae.
Certains virus ne sont pas transmis par des vecteurs hématophages et peuvent être confondus avec des arbovirus car ils évoluent dans les mêmes zones géographiques et sont très pathogènes pour l’homme. C’est le cas des virus responsables de fièvres hémorragiques telles qu’Ebola, Marburg (Filoviridae), Lassa (Arebaviridae) et Hantavirus. Les arthropodes sont les réservoirs de ces virus. Les quatre principaux groupes d’arthropodes vecteurs sont les tiques, les moustiques, les phlébotomes et les culicoïdes. Les principales arboviroses rencontrées ainsi que leurs caractéristiques sont présentées dans le tableau I. Les arbovirus sont ubiquitaires, avec une densité variable. Chacun occupe une zone géographique limitée, aucun n’est cosmopolite. Ils sont cependant plus fréquents dans les zones tropicales.
Les infections par arbovirus peuvent être asymptomatiques, ce qui entraîne probablement un sous-diagnostic. Les principaux syndromes cliniques sont :
– le syndrome polyalgique fébrile ou “dengue-like” ;
– les fièvres hémorragiques ;
– les méningo-encéphalites.
Un même virus peut entraîner plusieurs syndromes.
Il existe en pratique deux tests diagnostiques [3] : la PCR et la sérologie, qui met en évidence des IgM à partir de J5 et des IgG à partir de J10. Il existe cependant des réactions croisées entre les arboviroses entraînant des faux positifs et des phénomènes de stimulation polyclonale. La PCR et la RT-PCR ne sont positives qu’à la phase initiale virémique. Ces arboviroses se présentent principalement à travers un exanthème diffus, mais nous verrons que certains éléments de l’examen cutanéomuqueux peuvent permettre d’orienter le clinicien.
Dengue
La dengue est transmise à l’homme par piqûre de moustiques, principalement de l’espèce Aedes aegypti mais aussi de l’Ae. albopictus[...]
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