Étude RESO : données de vie réelle sur l’efficacité et la tolérance des JAKi pour le traitement de la DA à la lumière des dernières mesures recommandées par le PRAC

0

Au cours des dernières années, des progrès considérables ont été réalisés dans la compréhension des voies inflammatoires impliquées dans la physiopathogénèse de la dermatite atopique.

À ce jour, deux biothérapies (le dupilumab et le tralokinumab) et trois inhibiteurs des Janus kinases (JAKi) (le baricitinib, l’upadacitinib et l’abrocitinib) ont une AMM et un remboursement pour le traitement des patients atteints de dermatite atopique modérée à sévère après échec ou contre-indication à la ciclosporine.

Les JAKi ont actuellement de multiples indications en rhumatologie, hématologie, médecine interne et gastro-entérologie. En dermatologie, au-delà de la dermatite atopique et du rhumatisme psoriasique, on espère pouvoir en bénéficier à l’avenir pour le traitement, entre autres, de la pelade, du vitiligo et de la maladie de Verneuil.

Dans les différentes études cliniques consacrées au traitement de la dermatite atopique, les JAKi ont démontré une grande rapidité d’action et une excellente efficacité pour l’amélioration des manifestations cliniques et des symptômes (notamment le prurit) des patients traités. Les effets secondaires les plus fréquents étaient les infections, l’acné et les troubles gastro-intestinaux.

En janvier 2023, l’Agence européenne des médicaments avait approuvé les mesures recommandées par le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) afin de minimiser le risque d’effets secondaires graves, notamment les troubles cardiovasculaires, les thromboses veino-emboliques (TVE), le cancer et les infections graves, chez les patients traités par JAKi pour plusieurs troubles inflammatoires chroniques.

Ces recommandations faisaient suite à l’examen des résultats d’un essai clinique portant sur des patients traités par du tofacitinib pour une polyarthrite rhumatoïde (PR) [1], d’une étude observationnelle de patients traités par du baricitinib pour une PR [2] et des avis d’un groupe d’experts composé de médecins et de représentants de patients.

Les données disponibles pour le traitement de la dermatite atopique par les JAKi proviennent en grande partie d’essais cliniques [3-6]. Cela peut entraîner des biais potentiels liés aux critères d’inclusion de ces essais et au risque de sous-représentation des patients à risque et/ou présentant des comorbidités [7]. Très peu d’études en vie réelle ont été publiées à ce jour, la plupart n’incluant que quelques patients et/ou présentant des résultats à court terme [8-10].

Pour évaluer l’efficacité et la sécurité des JAKi en vie réelle, une étude a récemment été menée à l’initiative de RESO et de son groupe de recherche OMCCI. Ses résultats ont récemment été publiés dans le Journal of the European Academy of Dermatology [11]. Dans cette étude de cohorte prospective multicentrique,[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos des auteurs

Service de Dermatologie, Polyclinique Courlancy, REIMS. ResoPso (http://www.reso.resopso.fr).

HIA Bégin, SAINT-MANDÉ.