Quoi de neuf en dermatologie esthétique ?

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Cette année, les publications font la part belle au mélasma, aux bio-inducteurs et aux rhinoplasties médicales.

Le mélasma

L’année 2023 retrouve un regain d’intérêt pour les publications sur le mélasma.

>>> La physiologie du mélasma est complexe et multifactorielle. La grossesse, les traitements hormonaux, l’exposition aux UV (mais aussi à la lumière visible) sont des facteurs favorisants.

>>> Histologiquement, le mélasma se traduit pas des dépôts de mélanine sur toute la hauteur de l’épiderme, une augmentation des mélanocytes à la jonction dermo-épidermique, et une augmentation au sein du derme des mélanophages, des mastocytes et des facteurs de croissance vasculaires (fig. 1).

>>> Alors que le mélasma est une pathologie bénigne, on sait que son retentissement sur l’estime de soi des patients est parfois majeur. Deux études, respectivement sur la qualité de vie et sur la dépression chez les patients ayant un mélasma ont été publiées :

  • La première, d’une équipe de Durban [1], montre sur une cohorte de 150 patients, étude analytique transversale, principalement féminine (95 %) et d’Afrique noire (76 %), la corrélation du score MELASQoL avec le MASI (Melasma Area and Severity Index : score clinique extension et intensité de la pigmentation).

Les conclusions de cette étude sont les suivantes :

  • 89,3 % des patients interrogés appliquent l’écran solaire tous les jours, mais 92,5 % d’entre eux, soit la très grande majorité, n’en réappliquent pas dans la journée et n’en appliquent pas une quantité suffisante, loin des 2 mg/cm2 recommandés. Cela correspond bien à ce qu’on observe dans notre pratique clinique.
  • Elles confirment la notion, déjà rapportée dans de nombreuses études, de la prédisposition génétique.
  • Elles confirment l’impact négatif du mélasma sur la qualité de vie des patients : frustration, honte, perte de la confiance en soi.
  • Les auteurs identifient quatre facteurs corrélés avec le MELASQoL :
    – corrélation positive logique et attendue entre le score MASI et le MELASQoL ;
    – corrélation négative : l’atteinte de la joue ; zone fréquemment atteinte dans le mélasma, plus facilement maquillable et moins négative que la lèvre supérieure[...]

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À propos de l’auteur

Centre de la Femme, NANTES.