Auteur Brenaut E.

Service de Dermatologie, CHRU de BREST, Laboratoire Interactions Épithéliums Neurones (EA4685), LIEN, Université de BREST.

Revues générales
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Le prurit est un symptôme responsable d’une altération majeure de la qualité de vie, avec jusqu’à présent un arsenal thérapeutique limité. Le prurigo est le modèle d’évaluation du prurit et sa définition récente a permis la mise en place de nombreux essais cliniques.
À côté des traitements disponibles, d’efficacité souvent modeste et avec un niveau de preuve limité, de nouvelles molécules devraient être prochainement disponibles. Le dupilumab et le nemolizumab ont montré leur efficacité dans des essais cliniques de phase III (2e essai en cours pour le nemolizumab).
Dans le prurit urémique, la révolution est la commercialisation de la difélikéfaline, agoniste sélectif des récepteurs -> opioïdes, pour les patients hémodialysés.

Revues générales
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La prévalence de l’obésité est en nette augmentation dans le monde depuis plusieurs années. Les patients atteints de psoriasis souffrent plus souvent d’obésité que la population générale.
Ce lien entre psoriasis et obésité est probablement bidirectionnel. En effet, l’obésité amplifie l’inflammation systémique et constitue ainsi un facteur de risque indépendant de psoriasis. On sait aussi que les patients avec un psoriasis ont des habitudes de vie qui pourraient favoriser le surpoids (isolement social, régime alimentaire moins équilibré, activité physique réduite).
Le dépistage de l’obésité doit se faire régulièrement lors du diagnostic et du suivi, ainsi que le dépistage du syndrome métabolique.
Les traitements systémiques sont moins efficaces chez les patients souffrant d’obésité et les effets secondaires plus fréquents. Certains traitements, comme les anti-TNF, sont associés à une prise de poids.

Congrès
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La fragilité unguéale se définit par l’impossibilité de porter des ongles longs. C’est une plainte très fréquente en consultation de pathologie unguéale, qui concerne surtout les femmes ménopausées. On estime que 20 % de la population en souffrirait à des degrés divers. Outre la gêne occasionnée, une douleur peut être associée.

Actualités
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UCB, entreprise biopharmaceutique mondiale, a organisé dernièrement une réunion professionnelle sur le thème “Influence du genre dans le retentissement des maladies inflammatoires chroniques en rhumatologie et en dermatologie” à laquelle participaient les Prs Laurent Misery, dermatologue au CHU de Brest, et Alain Saraux, rhumatologue au CHU de Brest. Les intervenants ont abordé dans un premier temps le retentissement social et psychologique des maladies inflammatoires chroniques et, dans un second temps, le retentissement sur les projets de vie et la vie intime des patients.

Congrès
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C’est dans le cadre des Journées Dermatologiques de Paris, en version 100 % virtuelle cette année du fait de l’épidémie à SARS-CoV-2, que les laboratoires Almirall ont organisé un symposium satellite sur le thème Contrôler le psoriasis en plaques : une réalité en 2020 ? auquel participaient les Prs François Aubin, Manuelle Viguier et le Dr Pierre-Dominique Ghislain.

Congrès
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C’est dans le cadre des dernières Journées Dermatologiques de Paris que les laboratoires Lilly ont organisé un symposium consacré aux différentes facettes de la maladie psoriasique. Placé sous la présidence du Pr Carle Paul, ce symposium a réuni le Pr Thierry Passeron (dermatologue), le Pr Pascal Richette (rhumatologue) et le Dr Philippe Nuss (psychiatre). Nous rapportons ici les points forts de leurs présentations.
De nombreux patients psoriasiques sont alexithymiques, c’est-à-dire qu’ils ont du mal à exprimer leurs émotions, bien que le retentissement de leur maladie soit énorme. Dans une étude récente, la moitié des patients psoriasiques rapportaient par exemple éviter le toucher, ce qui était corrélé à la sévérité de la maladie, au retentissement sur la qualité de vie et à la dépression [1]. La verbalisation du vécu des patients se fait sous différentes expressions : humiliation, stigmatisation, isolement social et affectif, perte de l’estime de soi, constante bataille entre le patient et sa peau pour ne pas montrer qu’il est malade.

Dossier : Prurits
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Le prurit neuropathique survient lors d’une lésion ou d’une dysfonction des voies de conduction nerveuse du prurit, allant des fibres nerveuses périphériques jusqu’au système nerveux central. Les causes de prurit neuropathique sont variées, affectant le système nerveux central ou plus souvent le système nerveux périphérique. Les étiologies les plus fréquentes sont le prurit post-zostérien, les neuropathies de compression (notalgie paresthésique et prurit brachioradial) et les neuropathies des petites fibres.
Le diagnostic repose sur l’examen clinique, et parfois des biopsies cutanées ou de l’imagerie.
Le traitement est complexe, faisant notamment appel aux anesthésiques locaux ou à la capsaïcine pour les prurits localisés et aux anticonvulsivants comme la prégabaline ou la gabapentine pour les prurits diffus.