Auteur Mazer J.-M

Centre Laser International de la Peau, PARIS.

L’année thérapeutique 2023
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Chaque année apporte son lot de nouveautés qui, malheureusement pour certaines, ne se révèlent que des copies plus ou moins réussies de techniques déjà proposées depuis des années. D’autres sont originales, novatrices, mais se révèlent finalement décevantes. Les “vraies” nouveautés sont plus rares. Toutefois, 2024 pourrait en la matière être une grande année : en effet, elle marque l’arrivée en Europe de ce qui pourrait réellement représenter une avancée très importante dans un domaine majeur de la dermatologie : le traitement de l’acné… Nous parlons bien ici de l’acné évolutive, et non des cicatrices d’acné.

Revues générales
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La cryolipolyse est une technique qui nous est proposée depuis 2009 ; elle n’est donc pas récente, mais elle fait toujours aujourd’hui l’objet de nombreuses discussions, voire de critiques, parfois justifiées, parfois non. Il s’agit pourtant d’une technique “bien née”, initiée par Rox Anderson, (le développeur des lasers à colorant pulsés, des lasers épilatoires, des lasers Q Switched, des lasers fractionnés et du principe général de la photothermolyse spécifique). Elle bénéficie de nombreuses études de réelle qualité qui démontrent tant son efficacité que sa bonne tolérance, du moins en ce qui concerne l’appareil de référence, le CoolSculpting. Aujourd’hui, 14 années après ses débuts, nous pouvons faire une évaluation réaliste de son véritable intérêt.

L’année thérapeutique 2022
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Les années précédentes, nous avions l’habitude de regretter que le nombre de lasers et autres techniques (ultrasons, radiofréquences fractionnées et non fractionnées, cryolipolyse, micro-ondes courtes, photobiomodulation par LED) apparaissant sur le marché soit toujours plus important, alors que le nombre d’études cliniques de qualité ne suivait pas la même progression. Disons-le clairement, l’année 2022 est bien meilleure et apporte beaucoup de réponses aux questions que l’on pouvait se poser sur l’intérêt réel des lasers et des techniques apparentées proposées dans de nombreuses dermatoses. Bref, nous progressons !

L’année thérapeutique 2021
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L’année 2021 a surtout vu l’émergence de nouvelles techniques qui ont pour principale caractéristique de ne pas reposer sur une énergie photonique, c’est-à-dire de ne pas être une source laser. Ainsi sont apparues de nouvelles sources d’énergie, bien différentes de celles que nous sommes habitués à utiliser. Désormais, les technologies laser ne sont plus seules puisqu’elles sont entourées de techniques de radiofréquences, d’ultrasons, de micro-ondes, la dernière apparue étant tout simplement… l’électricité ! Ou, plus précisément, un champ électrique particulier sous forme de nano-impulsions provoquant l’apoptose cellulaire.

L'année thérapeutique 2020
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Cette année confirme la tendance, les sources d’énergie des traitements physiques se multiplient : lasers, radiofréquence, lumières polychromatiques, LED, ultrasons, effet Peltier (cryolipolyse), ondes de choc et, nouveaux venus, micro-ondes et nano-impulsions électriques. Les Anglo-Saxons préfèrent parler d’EBD (energy-based devices, soit “appareils basés sur des sources d’énergie”). Quel terme proposer en français ? Pour l’instant, nous nous contentons de parler de “traitements physiques”, ce qui est sans doute trop vague.

L'année thérapeutique 2019
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Quelques nouveautés en 2019, en particulier sur le plan des indications médicales des lasers en dermatologie. Cette année marque en effet la mise à disposition de deux nouvelles techniques dont le point commun est de reposer sur la synergie entre un laser et une molécule, en l’occurrence un médicament dans le cas des angiomes plans et un marqueur photosensibilisant de photothérapie dynamique dans le cas de l’acné polymorphe évolutive.

Mise au point
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Cette étude réalisée en double aveugle a évalué, chez des patients traités par laser à colorant pulsé pour une rosacée, l’intérêt relatif de deux crèmes, soit simplement hydratante (Hydraliane), soit plus spécifique de notre problématique (Sensifine AR). Cette dernière présente une formulation intégrant des principes actifs visant à provoquer une sensation de fraîcheur, en agissant sur des récepteurs cutanés spécifiques, alors que la thermophobie accompagnant les rosacées est exacerbée en post-acte laser. L’étude démontre clairement que cet objectif est atteint avec la crème Sensifine AR,
les patients objectivant clairement ce bénéfice capable d’optimiser la tolérance et le confort du traitement laser.

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