Auteur Passeron T.

Université Côte d’Azur, Service de Dermatologie, CHU de NICE ; Université Côte d’Azur, Inserm U1065, C3M, NICE.

Dossier : Vitiligo
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Il existe aujourd’hui des solutions efficaces pour de nombreux vitiligos. Il est d’abord indispensable de déterminer si ce dernier est en phase active. Si tel est le cas, il est alors urgent de proposer un traitement pour bloquer cette évolutivité. Dans les vitiligos non actifs, le traitement de référence est aujourd’hui bien codifié et repose sur l’association d’une photothérapie (naturelle ou en cabine) et d’un traitement topique. Les traitements chirurgicaux sont utiles pour les vitiligos localisés et stables et pour les formes segmentaires. Le maquillage médical apporte une aide non négligeable en attendant la repigmentation ou sur les zones résistantes. La dépigmentation reste indiquée dans les formes très extensives.
Enfin, de nouvelles approches thérapeutiques sont en cours de développement et pour certaines dans des phases très avancées. Elles offrent des perspectives à relativement court terme particulièrement encourageantes.

Dossier : Vitiligo
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Le vitiligo touche entre 0,5 et 2 % de la population mondiale. Le retentissement souvent majeur de cette maladie sur la qualité de vie des personnes atteintes est aujourd’hui clairement démontré. Les connaissances physiopathologiques ont fait des progrès majeurs ces dernières années et les mécanismes entraînant cette dépigmentation acquise de la peau et des phanères sont aujourd’hui bien mieux appréhendés. Les traitements actuellement disponibles permettent déjà de stopper les poussées de la maladie dans plus de 90 % des cas. La repigmentation prend encore beaucoup de temps, mais elle est obtenue dans la majorité des cas sur certaines zones telles que le visage.

Dermatologie esthétique
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Le mélasma est un désordre pigmentaire acquis du visage d’évolution chronique. Les données physiopathologiques récentes ont montré que le mélasma était loin d’être une pathologie limitée à une seule dysfonction mélanocytaire. Ainsi, le rôle du compartiment dermique – et notamment des fibroblastes – a été souligné.
L’augmentation de la vascularisation au sein des lésions de mélasma est connue depuis plusieurs années, mais l’impact de la vascularisation sur la pigmentation cutanée vient seulement d’être démontré. Ainsi, les vaisseaux dermiques produisent de l’endothéline 1 qui va se fixer sur les récepteurs B de l’endothéline (EDNRB) à la surface des mélanocytes pour stimuler la mélanogenèse. Cette vascularisation joue probablement un rôle important dans la physiopathologie du mélasma et de ses récidives.
Cet impact de la vascularisation explique les effets positifs sur le mélasma des traitements par lasers vasculaires mais aussi de l’acide tranexamique. La mise en évidence de la voie impliquée devrait permettre le développement de traitements ciblés (contre l’EDNRB) capables de limiter l’action de cette vascularisation sous-cutanée et de potentialiser les effets des dépigmentants actuels.